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Surmonter le deuil d’un enfant

La plus grande des tragédies, pour un père et une mère, est de perdre son enfant. Elle entraîne des bouleversements irréversibles où se mêlent un violent sentiment d’injustice et une profonde culpabilité. Surmonter la mort de son enfant est sans doute le travail de deuil le plus difficile qui soit.

Ressentir un criant sentiment d’injustice

On ne se remet pas de la mort de son enfant, même si la mort est une réalité inéluctable, il est extrêmement complexe de se résoudre à l’assumer. La mort d’un enfant, plus que jamais, rappelle combien nous sommes impuissants devant la fragilité de la vie. Cela est d’autant plus vrai quand cette séparation définitive bouscule l’ordre des choses et va à l’encontre des lois de la nature. Nous le pensons tous, un enfant ne doit pas mourir avant ses parents.

Ainsi, le décès de l’enfant est vécu comme une injustice et la confirmation de sa propre impuissance dans certaines circonstances. Le père et la mère qui survivent, tentent en vain de comprendre les raisons de cet arrachement, alternant des sentiments de honte, de colère et de mésestime de soi. On se sent coupable de n’avoir rien pu faire, mais plus encore, on se sent coupable d’être en vie, car le devoir d’un « bon » parent est de veiller sur ses enfants.

Vivre le deuil au quotidien

L’absence de l’enfant, lourde et insupportable, se ressent au quotidien. Si les parents peuvent reporter leur affection sur les autres enfants de la fratrie, ils n’en demeurent pas moins amputés à vie d’une grande part d’eux-mêmes. Le deuil est encore plus difficile s’il s’agit d’un enfant unique ou particulièrement choyé. Les grands rendez-vous familiaux comme les anniversaires ou Noël seront toujours marqués par son absence. Les souvenirs vont persister dans des flashbacks presque obsédants, mais la vie se doit toutefois de toujours reprendre le dessus.

Le deuil peut mettre le couple parental en péril

Bien que liés par une perte commune, le père et la mère font face au deuil de différentes manières. Ils avaient, chacun, une relation affectueuse et unique avec le défunt. La mère, qui a donné la vie, est profondément affectée. Elle tente de trouver une issue à sa douleur en se plaignant ouvertement du poids de l’absence. Le père n’ose exprimer sa douleur par pudeur et par crainte de réveiller sa souffrance. Cette situation peut générer des problèmes de communication dans le couple. L’un, mesure son chagrin à l’aune de celui de l’autre, ou l’un accusant l’autre d’être insensible ou trop submergé par sa tristesse.

Il faut comprendre qu’après un tel drame, il est toujours difficile de trouver les mots justes et que chaque personne vit le deuil de diverses façons. Le plus important pour les parents est de rester soudés, se protégeant et se soutenant mutuellement, notamment dans les moments de faiblesse intenses.

Il existe des solutions pour les parents endeuillés

Devant des parents endeuillés, les proches se doivent d’être à l’écoute, tout en parlant peu. Dans ce genre de situation, les mots de consolation sont vains. Les parents endeuillés peuvent faire appel à un psychologue spécialisé dans le travail de deuil. Il leur est également conseillé d’intégrer des associations comme « Vivre son deuil » ou encore se plonger dans la lecture d’ouvrages dédiés comme « Vivre le deuil au jour le jour » de Christian Fauré. Il faut laisser libre cours à ses émotions afin de libérer le chagrin trop lourd et s’autoriser à pleurer. Surtout, il est important d’accepter sa souffrance et de l’apprivoiser puisqu’elle sera durant toute la vie des parents, une compagne silencieuse.

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Image : Shutterstock