Carnet

Mort d'une Indienne après 42 ans de coma à la suite d'un viol

19-05-2015

Depuis qu’Aruna Shanbaug avait été agressée sexuellement et étranglée en 1973, elle était dans un état végétatif et souffrait d’atteintes au cerveau.

Le calvaire qu’a vécu Aruna Shanbaug a permis l’adoption de la loi sur l’euthanasie passive en Inde.

Des suites d’une pneumonie, c’est à l’hôpital de Bombay, lundi, lieu de son traitement depuis des années, qu’Aruna Shanbaug, âgée de 67 ans est décédée. Elle était dans un état végétatif et a souffert d’atteintes au cerveau depuis son étranglement, en 1973, par un employé d’un hôpital, avec une laisse de chien et qui, très brutalement, l’avait agressée sexuellement. Elle avait été retrouvée onze heures plus tard, après que le garçon de salle l’avait laissée dans un sous-sol pour morte, atteinte de graves liaisons cérébrales et aveugle, alors qu’elle n’avait que 25 ans.

Introduit auprès de la Cour suprême du pays par une amie, le calvaire d’Aruna Shanbaug avait marqué le débat sur l’euthanasie, pour lui permettre de mourir dans la dignité, alors que c’est encore interdit en Inde. En 2011, douze ans plus tard, c’est dans certains cas que la justice avait définitivement autorisé « l’euthanasie passive », qui a été refusée à Aruna Shanbaug, dont le motif est l’absence de formulation de la demande d’un membre de sa famille.

Journal: Libération