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Phénomène sociologique ou économique ? L'incroyable succès de la crémation en France


Historique de la crémation

60% des Français interrogés préfèrent être incinérés plutôt qu'enterrés. Une pratique qui était pourtant rarissime il y a encore 30 ans. La France de tradition catholique, a connu durant de nombreux siècles, une hégémonie des enterrements classiques (avec inhumation du cercueil en terre). La construction des premiers crématoriums parisiens fut décidée en 1885 au père Lachaise (suite au nombreux décès dû à l’épidémie de choléra qui sévissait dans la capitale) mais la première crémation en France aura lieu en 1889. L’usage de la crémation en France est autorisé depuis la loi de 1887 sur la liberté des funérailles mais l’église catholique ne tolère que l’incinération après le décès que depuis 1963. 

Sociologie de la crémation

1. 71% des sympathisants de gauche préféreraient être incinérés.
2. La droite est divisé …  ils sont aussi nombreux à préférer être enterrés (50%) qu'incinérés (50%). 
3. Cependant, les habitants des communes rurales sont plus nombreux que les autres à préférer être enterrés après leurs décès.
4. La préférence entre enterrement ou crémation ne varie pas selon l'âge des personnes interrogées.

En accord avec la morale 

45% des Français ont aujourd'hui l'intention de se faire incinérés pour leurs propres obsèques, contre 20% seulement qui choisissent l'inhumation (les autres ne sont pas décidés). La technique de la crémation s'est considérablement développée dans l'Hexagone et 12% des Français interrogés répondent que le choix d'une technique ou d'une autre leur est égal. Les Français considèrent que l'acte de crémation est en accord avec la morale  (76%) et avec la religion (60%) et reste abordable financièrement (69%). De nouvelles lois ont été promulguées en avril 2007 et décembre 2008 sur le devenir des cendres (qui jusqu’alors étaient remises après le décès à la famille sans suivi légal). La crémation fait de plus en plus d’adeptes.