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Toute chose qui existe finit par disparaître, comment se confronter à l’impensable.


Gérer le décès, est-ce possible ?

Notre ego nous fait souvent croire l'inverse : « Cela n’arrive qu’aux autres, tu es immortel, les accidents c'est pour les autres !... »
Mais la mort n’a que faire de notre ego démesuré d’humain, alors comment gérer le décès des autres, comment gérer sa propre mort ?

Le décès des autres.

Le monde est ce que notre cerveau en perçoit en recevant des informations tout au long de notre vie, certaines informations ont plus de valeurs que d'autres, le cerveau construit son univers en tissant des liens entre les informations reçus et les informations imaginées. Les être vivants proches que l'on apprécie ont plus de valeur que les objets usuels, pourquoi cette différence ?
Les  vivants que l'on apprécie ne sont pas interchangeables et sont rares, ils occupent notre esprit régulièrement. Si l'un de ces éléments disparaît, le cerveau se sent perdu, sa propre survie lui semble menacée. Comme un mur où on enlevait des pierres à la base, il est fragilisé. Faute de savoir gérer l’espace vide, le décès est souvent source de traumatismes

Notre propre mort.

Lorsqu'on se sent bien, on aime exister et puisque l'on pense nous pensons être, alors il n'y a aucune raison pour que ça change !.
Même si la matière non vivante peut se disloquer, s'atomiser, aucun homme ne survit indéfiniment. Lorsque l'on prend conscience de notre mort :
A cause du décès d'une personne que l'on aimait, 
A cause de notre capacité à imaginer ce que serait la vie de nos proches sans nous… 
Quelques sueurs froides nous envahissent... Puis généralement nous faisons diversion avec notre cerveau avec d'autres éléments pour évacuer ce sujet sensible, jusqu'à la prochaine confrontation avec le sujet.
L'impensable doit être pensé et il est peut-être temps pour l'humanité, d'affronter tous ses tabous.