Carnet

Henri-Eugène Le SIDANER

Henri-Eugène Le SIDANER 7 août 1862 - 16 juillet 1939
01/10/2015

« De toutes les matières c’est la Gouache qu’il préfère ... »

Le peintre Henri-Eugène Le SIDANER est mort des suites d’un infarctus.

La famille est de souche bretonne comme l’indique le patronyme du peintre qui signifie en langue bretonne marchand de soie. Fils d'un capitaine au long cours, il grandit à Dunkerque. C’est pendant son enfance qu’il développe un don pour le dessin. Boursier de la ville Dunkerque, il monte à Paris afin d’étudier la peinture. Dans sa lancé, il intègre en 1882, l'École des Beaux-Arts et en 1884 l'atelier d'Alexandre CABANEL. La consécration arrive en 1891, en effet il est nommé officier de l'Académie par le ministère de l'Instruction publique et obtient une médaille de troisième classe et une bourse de voyage.

Le Sidaner est un des chefs de file de ce mouvement postimpressionniste éclectique, parfois qualifié d’école des peintres d’Étaples ou de colonie artistique d’Étaples.

Il restera à Etaples jusqu’à 1893, cependant il voyage, en particulier en Italie et aux Pays-Bas en 1892. Ses tableaux de cette époque se rattachent plutôt au courant réaliste (cimetières, scènes de piété, orphelines).
⦁ En 1887, il a exposé pour la première fois au Salon des artistes français.
⦁ La consécration arrive en 1891, en effet il est nommé officier de l'Académie par le ministère de l'Instruction publique et obtient une médaille de troisième classe et une bourse de voyage.
⦁ Il revient vivre à Paris en 1894. Son style s’oriente davantage vers le symbolisme
⦁ De 1898 à 1900, il s’installe à Bruges avec sa compagne Camille. Cette période est considérée comme important dans son évolution car l’artiste crée une peinture intimiste et poétique alliant symbolisme et impressionnisme.

Son succès se confirme (1900-1939).

Le site de Gerberoy (Oise) représente une source d’inspiration majeure pour le peintre (qui y consacrera plus d’une centaine de toiles). Henri Le Sidaner alterne alors les séjours entre son domicile de Versailles et Gerberoy où il acquit une maison. La peinture d’Henri Le Sidaner ayant séduit l’univers anglo-saxon, sa célébrité devient internationale. Des expositions dans le monde entier lui sont proposées et il voyage beaucoup.

En juin 2003, le journal Le Parisien lui rend hommage avec l’article intitulé « Henri Le SIDANER ou la folie des roses ». La vie du « Peintre intimiste, adepte de la technique impressionniste » y est rapportée ainsi que sa carrière et ses plus grands chefs-d’œuvre.

En septembre 2006, Morel GUILLAUME du magazine L'Œil publie l’article intitulé « Aux frais chez Le SIDANER » à l’occasion de l’exposition dédié à son nom au Musée Fournaise. Elle déclare dans que « rien de plus rafraîchissant, en cette fin d’été, que les paysages subtils d’Henri Le SIDANER, baigné de silence, tout en harmonies délicates ».

Le jeudi 20 juillet 1939, lors de ses obsèques à Versailles, Georges DESVALLIÈRES, Albert ACREMANT, Camille MAUCLAIR, George HUISMAN prononcèrent son éloge funèbre.
Il est inhumé dans le caveau familial dans le Cimetière Saint-Louis à Versailles. Comme beaucoup de grands artistes, Henri Le Sidaner sera quelque peu oublié après sa mort. Mais cette éclipse ne durera qu’un temps assez bref. Les collectionneurs anglo-saxons ayant toujours apprécié son travail, il est redécouvert à la fin du 20e siècle. Plus d’une centaine de musées possèdent des œuvres du peintre.

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