Carnet

Bill Withers

Bill Withers 4 juillet 1938 - 30 mars 2020
07/04/2020

L’ouvrier de la Soul.

Nous apprenions le 30 Mars, la mort à 81 ans à la suite de complications cardiaques de Bill Withers. Le chanteur qui avait renoncé depuis longtemps à être une figure publique était l’auteur de quelques hymnes de la soul music.

Bill Withers souffrait d’asthme et d’un bégaiement !

Né le jour de la fête nationale US, un 4 juillet 1938 à Slab Fork (Virginie), William Harrison Withers Jr. est le plus jeune des six enfants d’une famille ouvrière, son père meurt lorsqu’il est âgé d’à peine 13 ans.

Son asthme et son bégaiement vont perturber ses années de scolarité.
⦁ En 1956, à 18 ans, il s’engage dans la Navy. Il commence à composer des chansons, son bégaiement s’atténue... il apprend la mécanique.
⦁ Il quitte la Marine en 1965, ses compétences en mécanique lui permettent d’être embauché dans des société de constructions navales et aéronautiques.

 

Il s’installe à Los Angeles en 1967 avec l’espoir d’une carrière musicale.

Ces différents salaires d’ouvrier lui permettent d’enregistrer une maquette et de se produire dans les clubs mais il ne lâche pas ses jobs jusqu’en 1971...
Il rencontre alors Clarence Avant (Sussex Records) et enregistre son premier album : « Just I am » (avec l’apport de Steven Still à la guitare !). A 32 ans, Bill est propulsé dans le monde des champions de la Soul.

Ce talent majeur des 70’S devient un infatigable auteur de classiques soul :
Ain’t no sunshine (tube planétaire), Let on me et Use Me... figurant à ce jour encore parmi les morceaux les plus repris.
⦁ Son album de 1973, “Live at Carnegie Hall” reste légendaire.
⦁ En 1974, Bill Withers participe au concert historique au Zaïre avec James Brown et BB King...
⦁ De 1977 à 1985, il collabore surtout avec d’autres musiciens : Grover Washington (« just two of us »), les Crusaders, et même Michel Berger ...

Il Quitte le Show Business après des démêlés avec sa maison de Disque.

Le départ de Whiters est aussi discret que son arrivée dans la soul, modeste, humble, Bill n’était pas taillé pour la compétition mais sera honoré à de nombreuse reprises par ses paires. Il a toujours assumé ses races folks « je ne suis pas un virtuose mais j’ai eu la chance d’écrire une ou deux chansons qui ont parlé aux gens » déclarait-il quand Stevie Wonder l’intronisa au Rock and Roll of Fame en 2015. Un concert hommage lui sera consacré toujours en 2015 avec Dr John, Ed Sheeran, Aloe Blac...mais malgré de nombreuses sollicitations, il ne retournera pas dans la lumière. Bill considérait que ses chansons parlaient pour lui, il était épanoui à l’abri des regards. Pour se souvenir, Still Bill est un merveilleux documentaire réalisé en 2009.

Ses belles mélodies et sa voix onctueuse n’ont jamais vraiment quitté nos oreilles. « A chaque fois que l’amoureuse s’en va, il n’y a plus de soleil », gémissait-il merveilleusement. Cette fois, c’est lui qui est parti. Définitivement.
« Lovely Day » à vous.

 

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