Carnet

Robert FOSSIER

Robert FOSSIER 4 septembre 1927 - 25 mai 2012
01/10/2015

L’historien français spécialiste du Moyen Âge occidental, Robert FOSSIER a rendu son dernier soupir à 84 ans, à Meudon, vendredi 25 mai 2012. Considéré comme l'un des principaux historiens français de la seconde moitié du XXe siècle, il nait le 4 septembre 1927 à Vésinet. Élève du lycée Henri-IV, il intègre l'École des chartes, où il obtient le diplôme d'archiviste paléographe. Il passe ensuite l'agrégation d'histoire. Toutefois, il commence sa carrière comme conservateur à la bibliothèque historique de Paris (1949-1953). Par la suite, il devient professeur au lycée de Fontainebleau puis au lycée Carnot de Paris. Notons qu’en 1971, il reçut la médaille d'argent du CNRS.

  • Philippe-Jean CATINCHI du Monde annonce sa disparition en publiant l’article « Robert FOSSIER, historien majeur du Moyen Âge ». Il y souligne que « ce médiéviste d'exception, doté d’une érudition impressionnante, ce pédagogue hors pair fut l'un des meilleurs champions de l'histoire économique et sociale telle que la prônait l'école des Annales ». De plus, il lui rend un hommage par « D'un tempérament entier, ce médiéviste malicieux qui n'a jamais dissous le social dans le culturel est l'un des derniers géants de la génération qui assura la relève des Bloch et Febvre ».
  • Pour faire part de son décès, le site web Connaissance des Arts publie l’article intitulé « Disparition du médiéviste Robert FOSSIER ». L’article signé Jenna CHARMASSON, rapporte que « ce spécialiste de l'histoire économique et sociale du Moyen-âge occidental avait reçu en 1971 la médaille d'argent du CNRS. Professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, héritier de Marc Bloch et de l'École des Annales, il est connu pour ses nombreux travaux sur les sociétés rurales et la paysannerie ».
  • Dans son article « Avec Robert FOSSIER meurt un pan de « l’histoire économique et sociale » », Non Fiction rapporte que « Robert FOSSIER, historien du Moyen-âge, est mort le 25 mai 2012, dans un silence médiatique peut-être dû au week-end de la Pentecôte. La nouvelle mérite pourtant réaction : au-delà de l’émotion du petit milieu des médiévistes, c’est une génération d’historiens qui disparaît progressivement, une manière de faire de l’histoire et d’envisager le monde ». Il y est aussi souligné qu’il « incarne une histoire économique et sociale du Moyen Âge poursuivie avec ténacité dans la lignée de l’École des Annales, tendance Marc BLOCH. Sans atteindre la notoriété et l’influence d’un Georges DUBY ou d’un Jacques Le GOFF, Robert FOSSIER a contribué à rendre le Moyen-âge plus humain, plus concret et moins caricatural. Sans céder aux modes intellectuelles, il a répondu à sa manière à la « demande de Moyen Âge » de son époque ».
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