Carnet

André LARONDE

André LARONDE 19 juin 1940 - 1 février 2011
01/10/2015

L’archéologue helléniste français, André LARONDE décède à Paris le 1er février 2011, terrassé à 70 ans par un infarctus. Il vient au monde à Grenoble le 19 juin 1940. Agrégé d’histoire en 1963, il débute sa carrière la même année en tant que professeur au Lycée d’État Émile-Loubet de Valence (Drôme). En 1965, il devient Assistant d’histoire ancienne à la faculté des Lettres de Grenoble. Puis en 1978, il est maître de conférences et professeur d’histoire ancienne à l’Université des Sciences sociales (Grenoble II). Par ailleurs, professeur à la Sorbonne, il devient à sa création en 1976 chef de la Mission archéologique française à Tripoli. Il a, à ce titre, dirigé de nombreuses campagnes de fouilles, notamment, sur les sites exceptionnels de Leptis Magna en Tripolitaine et Apollonia de Cyrénaïque, grandes villes portuaires antiques. Membre du Conseil supérieur des Universités, puis du Conseil national des Universités, en 2002, il est élu membre l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. 

 

  • Le Figaro annonce son décès en publiant l’article « Décès de l'archéologue André LARONDE ». Il y est rapporté qu’« André LARONDE, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, archéologue spécialiste de la Libye et directeur de la mission archéologique française dans ce pays, est mort mardi à 70 ans d'un infarctus ». Par ailleurs, l’article souligne que « L’archéologie française perd, avec lui, un grand chercheur qui a passé plus de trente-sept ans de sa vie au service de l’archéologie française en Libye. Par la richesse de ses travaux et ouvrages, sa détermination même dans les périodes les plus difficiles de l’histoire de la Libye, le professeur LARONDE fait partie de ceux qui ont contribué à valoriser l'expertise française et un patrimoine archéologique de la plus haute importance pour la connaissance de l’histoire de cette partie du monde ».
  • Suite à l’annonce de son décès, Valérie PÉCRESSE, Ministre de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche lui rend hommage au travers d’un communiqué. Elle y salue la mémoire d’ « Une grande figure de l’archéologie française et internationale dont les travaux auront marqué de leur empreinte l’étude de la période hellénistique et romaine en Afrique du Nord. Passionné d’antiquité, spécialiste de numismatique et d’épigraphies grecques, il fut aussi un pédagogue de renom qui a contribué fortement au rayonnement de sa discipline, transmettant sa passion et son savoir à des générations d’étudiants. Explorateur infatigable de sites archéologiques, le Professeur fut aussi un savant moderne, engagé dans la vie de l’université et l’organisation des savoirs ».

 

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