Carnet

Paul REYNAUD

Paul REYNAUD 15 octobre 1878 - 21 septembre 1966
01/10/2015

Président du Conseil en 1940 et Résistant de la première heure.

Paul Reynaud est mort à l'âge de 87 ans suite à une appendicite aiguë à l’hôpital américain de Neuilly le Jeudi 21 septembre 1966 à Neuilly-sur-Seine (Seine). Il est inhumé dans la chapelle Alexandre Reynaud à Montparnasse (en bordure de la 22ème division).

Ce Bas-Alpin est né en 1878 à Barcelonnette, petit-fils de Jean-Baptiste Reynaud, Maire, il est originaire de la ville de Saint-Paul, à 23 kilomètres de Barcelonnette.

⦁ Avocat, député des Basses-Alpes puis de Paris (1928-1940)
⦁ Il est plusieurs fois ministre sous la IIIe République.

Reynaud refuse tout compromis affirmant : « La politique de paix à tout prix, c'est la politique de guerre ».

Membre de l’Alliance démocratique (droite modérée), Reynaud démissionne quand Pierre-Etienne Flandin approuve les accords de Munich : Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1938, ils sont signés en Allemagne pour « éviter la guerre ». Ils clôturent la Conférence des 4 entre l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie représentés respectivement par Adolf Hitler, Édouard Daladier, Neville Chamberlain et Benito Mussolini. Mais Paul Reynaud est un des rares hommes politiques de l’entre-deux-guerres à croire aux théories de De Gaulle sur l’armée.

⦁ Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères (21 mars-16 juin 1940)
⦁ Il est, en mai, ministre de la Défense nationale et de la Guerre, nomme ⦁ Pétain vice-président du Conseil, et de Gaulle sous-secrétaire d’Etat à la Guerre, le 5 juin.
⦁ Refusant la capitulation, il cède sa place à Pétain, est interné sur ordre de ce dernier (41-42), puis déporté en Allemagne. Il ne sera libéré que le 8 mai 1945 par l’armée américaine sur son lieu de détention en Autriche.

Après la Libération : il est élu Député du Nord (1946-1962) puis Ministre (notamment de l’Économie nationale et des Finances en 1948), Délégué au Conseil de l’Europe (1949-1955). Rallié à de Gaulle en 1958, il préside le Comité consultatif constitutionnel. Il rompt en 1962 et il soutiendra Lecanuet lors de l’élection présidentielle de 1965. Doué, intelligent et autoritaire, on le disait proche des Anglais, mais peu connu du grand public, Paul Reynaud appartenait aux politiques qui, de l’entre-deux-guerres jusqu’aux Trente Glorieuses, participa à tous les grands débats qui ont engagé l’avenir du pays. Raymond Aron dira de lui qu’il était « le plus intelligent de nos hommes politiques de l’entre-deux-guerres ».

Ajouter un message