Carnet

Décès : Coluche

Décès : Coluche 28 octobre 1944 - 19 juin 1986
01/10/2015

« C’est l’histoire d’un mec... au grand cœur qui voulait foutre la merde »

La République des Pyrénées titre en ce jour tragique du 20 Juin : "Enfoiré !". C’est pour annoncer la mort de Coluche...

Michel Colucci, dit Coluche roule sur une route des Alpes-Maritimes... l'humoriste en moto percute un semi-remorque. Le conducteur du camion, expliquera que l'humoriste roulait à vive-allure... Coluche ne portait pas de casque et sa tête a heurté l'avant du camion de 38 tonnes, il est mort sur le coup.

Fils d’une mère fleuriste et d’un père peintre en bâtiment d’origine napolitaine, le futur « Coluche » perd son père, atteint de la poliomyélite, alors qu’il n’a que trois ans. Pas vraiment doué pour l’école, il laisse vite tomber sa scolarité après son certificat d’études et vit alors de petits boulots, tout en essayant de percer dans le milieu musical, au sein de quelques groupes éphémères et sans postérité fondés avec quelques copains de Montrouge... Avec son groupe « Les tournesols » Michel « s’habitue » à la rudesse de la vie de Bohême et aux publics « difficiles », obligés de multiplier les petits boulots à côté de leurs prestations scéniques pour payer les factures et le loyer...

La rencontre « chez Bernadette » de Bouteille en bouteilles...

Coup de chance pour Coluche, alors qu’il sert des verres derrière le comptoir du bistro « Chez Bernadette », il fait la connaissance d’un chanteur à la gueule de métèque, pistonné par Moustaki, il devient régisseur pour le cabaret « La Méthode », y rencontre Romain Bouteille, directeur de la troupe du Café de la Gare.

Convaincu par le potentiel comique de ce jeune parigot rondouillard, Bouteille l’engage pour son spectacle aux côtés de jeunes inconnus qui seraient vite amenés à ne plus l’être : Miou-Miou, Henry Guybet, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu ou Thierry Lhermitte... mais il commence également à tâter d’autres bouteilles pour compenser sa timidité maladive.

A partir de 1974, Coluche réalise ses premiers spectacles en solo
Il acquiert la notoriété à la télévision et à la radio avec ses sketches "C'est l'histoire d'un mec" et "Le Schmilblick". Il utilise son humour décapant pour remettre en question la morale, la religion et la politique et tous les travers de la société.

⦁ De 1978 à 1979, il anime sur Europe N°1 l'émission "On n'est pas là pour se faire engueuler".

"Je vais foutre la merde".
Coluche se porte candidat à l'élection présidentielle de 1981, avec pour programme... de foutre la merde : "Je veux être le candidat des minorités. Et les minorités ajoutées les unes aux autres, ça fait quoi ? Je vous le donne en mille Emile !. Ca fait la majorité !". Fort de 16% des intentions de vote, il subit de fortes pressions qui le poussent à retirer sa candidature. « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire » disait-il.

Au cinéma, Coluche interprète de nombreuses comédies
(L'aile ou la cuisse, Le maître d'école, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, Banzaï, Inspecteur la Bavure...) qui sont d'énormes succès populaires et il reçoit le César du meilleur acteur pour "Tchao Pantin" (1983).

En 1985, Un faux mariage...
Le fameux canular avec Thierry Le Luron reste mythique,"pour le meilleur et pour le rire". La même année, il bat le record du kilomètre lancé à moto.

"Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien, sans idéologie, discours ou baratin". Coluche se lance dans l'humanitaire en fondant les "Restos du cœur". En septembre 1985, révolté par la détresse de ceux qui souffrent de la précarité dans le but de donner des repas aux sans-logis, en particulier pendant les mois d'hiver...

(Maj) Coluche, 30 ans après : c'est l'histoire d'un mec qu'on n'oublie pas... Sur la tombe de Michel Colucci, au cimetière de Montrouge quelqu’un a déposé un nez rouge. Coluche reste une icône pour toute une jeunesse, celle des années 1970/80.  Provocateur mais drôle, il fait rire cette génération avec ses sketches qui n’épargnent personne, surtout pas "les cons". "Le mal du siècle, disait Coluche, c’est la connerie".

 

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