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Siegfried Lenz

Siegfried Lenz 17 mars 1926 - 7 octobre 2014
01/10/2015
Avec le décès de Siegfried Lenz âgé de 88 ans, le mardi 7 octobre, l’Allemagne perd l’un des grands écrivains germaniques d’après-guerre. Devenu célèbre grâce à « La Leçon d’allemand », cet auteur prolixe était exceptionnel, mais était publiquement moins présent que ses collèges Martin Walser ou Günter Grass. Par ses livres empreints d’un grand savoir-faire et d’un profond humanisme, Lenz entretenait avec le grand public, une relation particulière.
 
Né en Mazurie, à Lyck le 17 mars 1926, fils d'un officier de la douane, Siegfried Lenz a été engagé alors âgé de 17 ans, dans les jeunesses hitlériennes, mais déserte avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il entre par la suite à l'université de Hambourg pour étudier la philosophie, l’anglais et l'histoire de la littérature.
 
De 1950 à 1951, il travaillait au quotidien allemand « Die Welt » en tant que rédacteur en chef. Il se consacra entièrement dès lors à l'écriture. Auteur non seulement de quatorze romans, de plusieurs recueils d'histoires courtes, mais également d'essais, de pièces de théâtre ou encore de radiophoniques, on se souviendra surtout de Lenz comme l'auteur du best-seller « La Leçon d'allemand » (Robert Laffont, Pavillons, 1971). Un roman poignant qui raconte l'histoire de Siggi Jepsen, enfermé dans une maison de redressement, puni pour avoir remis une copie blanche à une rédaction sur le thème « les joies du devoir ».
 
Comme son ami Günter Grass, Lenz était originaire de territoires cédés à la Pologne après 1945. Il s’est par conséquent engagé très tôt auprès des sociaux-démocrates pour une réconciliation avec la Pologne. Il a activement défendu l'« Ostpolitik » de Willy Brandt, le chancelier social-démocrate de l’époque, dans le but d’enterrer la hache de guerre des deux pays.
 
Les principaux titres de Lenz ont été publiés en France, par Robert Laffont notamment « La Leçon d'allemand », « Le Dernier Bateau », « Une minute de silence » dans la collection Pavillon poche, ou encore « Le Bureau des objets trouvés » paru en 2010. Siegfried Lenz qui est décédé mardi, laisse derrière lui un grand héritage. Ses livres ont été traduits dans plusieurs langues et se sont vendus à travers le monde à 25 millions d’exemplaires.

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