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Hugues Le Bars

Hugues Le Bars 13 octobre 1950 - 1 novembre 2014
01/10/2015
Le compositeur de musiques de films, des génériques pour la radio et la télévision, auteur fétiches des ballets de Maurice Béjart, Hugues Le Bars est décédé samedi 1er novembre à l’âge de 64 ans, a annoncé France Culture mercredi.
 
Fils d’un sculpteur et artiste-peintre, Hugues le Bars avait son propre studio dans un petit village de l'Aisne. Les Picards l’avaient surnommé « Ch'Kinteu », qui veut dire le chanteur, en picard. Il a par la suite quitté la Picardie pour emménager à Montfort l'Amaury où il a réimplanté son studio non loin des girafes et des lions de la réserve africaine de Thoiry.
 
Père du chanteur Féloche, ce multi-instrumentiste né le 13 octobre 1950 à Versailles (Yvelines) avait la spécialité de mélanger les sons réels (cris de marchands de rues, voix d'enfants…) aux instruments de musique.
 
Le Bars s’est illustré musicalement aussi bien dans l'art que dans les médias. Une de ses compositions les plus connues était le « Bébé funk » de « poum, chak » de l'émission « La Grande famille », sur Canal Plus, et de la bande originale du dessin animé « Oggy et les Cafards ». Il a également composé des musiques de films pour Jérôme Boivin dans « Confessions d'un barjo, pour Coline Serreau dans « Saint-Jacques... La Mecque » ou encore pour Bertrand Blier (Les Côtelettes).
 
Il aimait mélanger des voix à ses compositions, et a notamment utilisé celles de Maurice Béjart, d’André Malraux, d'Eugène Ionesco, ou encore de Patrice Chéreau de Sonia Rykiel et de sa fille Nathalie Rykiel.
 
Il y a quelques années, ce compositeur éclectique est allé au Japon enregistrer des sons originaux qu’il a par la suite utilisés dans « Ettoo », son dernier album sorti en 2013. Il avait déjà sorti plusieurs autres CD auparavant dont : Zinzin, Musiques pour Versailles ou encore J'en ai marre.
 
Véritable figure du monde de la musique contemporaine, Le Bars faisait partie de nos vies, et laisse derrière lui une grande richesse musicale.
 
À l’annonce de sa disparition, la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin a tenu lui rendre hommage en saluant « un artiste audacieux, perpétuellement en quête de nouveaux sons et de nouvelles manières de les associer pour créer des univers d’une irrésistible séduction. »

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