Carnet

Sabah Chahroura

Sabah Chahroura 15 novembre 1927 - 26 novembre 2014
01/10/2015
« La célébrité ne change pas grand-chose, dans le fond, mais elle ouvre des portes, des cœurs. Et l'amour des gens n'a pas de prix », disait-elle. Les Libanais sont en deuil suite à la perte de leur Chahroura Sabah. La remarquable diva de la chanson libanaise est décédée chez elle, dans la nuit du mercredi 26 novembre. Elle avait 87 ans. Surnommée Sabah Chahroura, la chanteuse était pour beaucoup de Libanais « leur » star, celle dont ils étaient fiers et dont ils pouvaient également s'enorgueillir.
 
Sabah de son vrai nom Jeanette Gergi Feghali est née à Beyrouth (Mandat français du Liban), le 15 novembre 1927. Elle a dû tracer son destin dans la jungle du star-système. « L'artiste qui veut se maintenir au sommet ne se repose jamais », disait-elle à L'Orient-Le Jour en 2001.
 
Pour mener une telle carrière, imposer sa voix, son style et surtout pour face à un public surpris et une famille réticente, Sabah a dû se battre, son sourire était son grand allié. « J'ai été très courageuse dans ma vie. J'ai tout décidé moi-même et je n'en fais qu'à ma tête. On ne vit qu'une seule fois », lâchait-elle.
 
Sabah a commencé à chanter en 1940, en livrant en moins de 3 ans plus de 50 albums et a offert au cours de sa carrière, une centaine de films et plus de 3.000 chansons à son public. Elle est également montée sur les plus grandes scènes mondiales dont : l'Olympia, l'UNESCO, l'Albert Hall, ou encore Baalbeck.
 
Reconnue pour sa voix chaude et expressive, cette figure de la chanson folklorique avait également les nationalités libanaise, égyptienne, jordanienne et américaine. Sa vie privée agitée a également fait beaucoup parler d’elle puisque La diva s’est mariée 9 fois, soit avec des hommes Libanais soit des Egyptiens. « La plupart de mes mariages ont duré 5 ans. Au bout de la cinquième année, je deviens folle ! Ces hommes ont tous voulu gérer ma vie et ma carrière. En contrepartie, ils ne m’offraient rien » disait-elle.
 
En juin 2011, Jeanette Gergi Feghali a reçu les insignes de l'ordre national du Cèdre au Festival international de Beiteddine. Blonde et souriante comme toujours, elle était ce soir-là comblée des hommages les plus sincères, les plus enthousiastes et les plus fervents de toute sa longue et fructueuse carrière.

Livre d'Or

benoriba mardi 17 février 2015
elle a bien moqué de la vie elle n était pas sérieuse, sinon elle aurait etre classer dans le stand la premiere dame faten hammama
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