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nécrologie : Philippe CHATRIER

nécrologie : Philippe CHATRIER 2 février 1926 - 22 juin 2000
01/10/2015

Le « court » d’une vie

Souffrant depuis plusieurs années de la maladie d'Alzheimer, Philippe Chatrier est décédé à l'âge de 72 ans, à l'hôpital de Dinard (Ille-et-Vilaine), des suites de sa maladie. Son décès fut annoncé par la Fédération Française de Tennis.

Une vie consacrée au tennis

Destiné à tracer son sillon dans le monde de la petite balle blanche (jaune aujourd’hui), il commence à jouer au tennis en 1941. Champion de France en 1945 et n°6 français en 1951, il réalise rapidement qu’il peut servir le tennis autrement que sur les courts.

⦁ Il fut notamment président de la Fédération française de tennis en 1973
⦁ Président de la Fédération internationale de tennis en 1977.
⦁ Ce fut sous sa direction et sous son impulsion, que le tennis se popularise.
⦁ Sa plus grande victoire est le retour du tennis aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, après 64 ans d’interruption.

Philippe épousa l’Anglaise Susan Partridge, en 1953. Divorcé, il se remaria en seconde noce avec Claudine Cros, une golfeuse française. Il avait deux fils de son premier mariage. L'aîné, Jean-Philippe Chatrier, est acteur.

Philippe Chatrier est né la même année que le Stade Roland-Garros et le nom de Philippe Chatrier résonnera pour toujours dans l’enceinte du stade grâce à l’immense arène et au court qui porte son nom ... Comme le souligne Le Télégramme, il prit les rênes du tennis français en 1973, le nombre des licenciés plafonnait à 224.000. Quand il passa le relais à Christian Bimes, en 1993, le nombre de licenciés était passé à 1.350.000. Entre-temps, les installations et le tournoi de Roland-Garros avaient considérablement prospéré, Yannick Noah y avait triomphé en 1983 et la France avait renoué avec le glorieux passé des Mousquetaires en Coupe Davis, en 1991. Visionnaire, cet ancien joueur de tennis fait partie des hommes qui ont changé le destin de la discipline. Une vie entière consacrée à la balle et qui sera récompensée par son intronisation à Roland-Garros en 2001.

Ses obsèques furent célébrées en l'église Saint-Pierre de Chaillot, Paris (XVIe). Après la mort de son père, son fils Jean-Philippe se mobilise et crée une fondation au nom de son père, dédiée à la recherche contre cette maladie et financée par un tournoi… de golf !

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