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Nécrologie : Hector BIANCIOTTI

Nécrologie : Hector BIANCIOTTI 18 mars 1930 - 12 juin 2012
01/10/2015

Le dernier tango à Paris

Hector Biancotti, le dernier chapitre sur sa vie s’est refermé le mardi 12 juin 2012 à l'hôpital Henri-Dunant à Paris, terrassé à 82 ans par une longue maladie.

Le journaliste, écrivain et académicien français d'origine italo-argentine voit le jour le 18 mars 1930 à Calchin Oeste, province de Córdoba en Argentine. Élevé au sein d’une famille de fermiers d’origine piémontaise, il intègre le petit séminaire franciscain de Moreno. Il y entre en contact avec la pensée théologique et y développe sa culture littéraire. À 15 ans, il apprend le français en confrontant des textes de Paul Valery à leur traduction espagnole.


Il se mit à rêver en français...

⦁ Hector quitta l’Argentine en février 1955, s’arrêta à Rome. Y connut la faim. Il vécut quatre ans en Espagne, avant d’arriver à Paris, en février 1961.
⦁ Un an plus tard, il commençait à rédiger des rapports de lecture pour les éditions Gallimard. En 1969, à la demande de Maurice Nadeau, son premier éditeur, il publiait un article dans La Quinzaine littéraire ; d’autres allaient suivre et, trois ans plus tard, il devenait journaliste littéraire au Nouvel Observateur de 1973 à 1986.
⦁ Au bout d’une quinzaine d’années et de nombreux articles, il se mit à rêver en français. Entre-temps, il avait écrit quatre romans, une pièce de théâtre et un recueil de nouvelles, traduits en français par Françoise Rosset.
⦁ À partir de 1982, très conscient des différences d’esprit entre les langues, il n’écrit plus qu’en français. Il est par là fidèle aux admirations de son adolescence, parmi lesquelles Valéry, Claudel et Jouhandeau. Le passage à la langue française marque le dernier temps de ce qui a été vécu comme un retour en Europe.

Après être entré d’abord aux éditions Gallimard, qu’il quitte en 1989, il devient membre du comité de lecture des éditions Grasset et Fasquelle. Il fut en outre critique littéraire au journal Le Monde.

⦁ Il a reçu le prix Médicis étranger, en 1977, pour Le Traité des saisons, ainsi que le prix du Meilleur livre étranger
⦁ En 1983, pour L’Amour n’est pas aimé et en 1985, le prix Femina, pour son premier roman français, Sans la miséricorde du Christ.
⦁ Le prix Prince Pierre de Monaco lui a été décerné, en 1993, pour l’ensemble de son œuvre, et, en 1994, le Prix de la langue de France.

Hector Bianciotti a été naturalisé français en 1981 et a été élu à l’Académie française, le 18 janvier 1996, au fauteuil d’André Frossard (2e fauteuil).
La Croix souligne que « De la pampa à l’Académie française, son parcours singulier a nourri une œuvre rare et sensible » dans son article « Hector Biancotti, le Français d’Argentine » faisant part de sa disparition.


...La mort n’a pas le dernier mot...

"...La mort humaine, avec ce qui, parfois, la précède et l’annonce, Hector Bianciotti a connu cette épreuve : les mots qui se dérobent, la mémoire qui s’efface, la peur d’être dessaisi de soi-même. Mais la mort n’a pas le dernier mot. Elle est même vaincue, mystérieusement ... ». Ces paroles sont celle de l'Homélie prononcée lors des obsèques d' Hector Bianciotti, en l’église Saint-Germain-des-Prés.

 

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