Carnet

André Isoir

André Isoir 20 juillet 1935 - 20 juillet 2016
22/07/2016

L’organiste français André Isoir, connu comme étant l’un des plus grands noms de l’orgue français de l’après-guerre, est décédé le mercredi 20 juillet 2016. Il est non seulement concertiste, pédagogue, professeur de français mais également découvreur de musiques et d’instruments.

Né le 20 juillet 1935 à Saint Dizier situé dans le département de la Haute-Marne, André Isoir a suivi des études à l’école César Franck avec Germaine Mounier en classe de piano et Edouard Souberbielle en classe d’orgue. Il poursuivit ses études musicales au Conservatoire de Paris où il gagne à l’unanimité les premiers prix d’orgue et d’improvisation en 1960. Cçnq ans plus tard, il remporte un concours d’orgue internationaux à St Albans suivi de plusieurs autres notamment à Harleem. L’organiste français, qui a reçu l’enseignement de Rolande Falcinelli, s’est éteint à l’âge de 81 ans.

De 1952 à 1967, André Isoir est titulaire du grand-orgue et maître de chapelle à l’Eglise Saint-Médard de Paris, puis co-titulaire de la tribune de l’Eglise Saint-Séverin, pour ensuite devenir titulaire du grand-orgue de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés à partir de 1973. Il est également connu pour avoir été chargé de l’enseignement de l’orgue au conservatoire d'Orsay en 1974, année où remporte le prix de composition des Amis de l’Orgue pour ses Variations sur un psaume huguenot, puis promu trois ans plus tard au rang d’École nationale de musique. L’enseignant d’orgue au Conservatoire national de région de Boulogne-Billancourt de 1983 en 1994 a tiré sa révérence le jour de son anniversaire.

A cette heure, les modalités de l'enterrement d’André Isoir, qui a remporté le prix du «Président de la République» pour Le Livre d'or de l’orgue français et le Grand Prix du Disque en 1972, 73, 74, 75, 77, 80, 89 et 91 pour sa soixantaine de disques, n’ont pas encore été rendues publiques.

Livre d'Or

Dominique LEFRANC samedi 23 juillet 2016
Inoubliable faiseur de bonheur organistique, Monsieur Isoir restera pour moi le symbole même de la joie communicative. Son sourire, sa malice, son jeu unique et inventif, sa faconde, cela ne peut et ne saurait s'oublier, jamais. Que vive la musique, encore et toujours, grâce à ses enregistrements.
Abel GABORIT samedi 23 juillet 2016
A l’occasion de la mort de mon cher ami, André ISOIR, mon « cher Dédé », que j’ai reçu tant de fois à aux claviers de mon orgue Cavaillé-Coll de LUCON, je tiens à dire à ses enfants, petits-enfants et proches que je communie à leur deuil et pleure avec eux la mort de cet organiste et ami merveilleux. Comment oublierais-je les inoubliables séances nocturnes de l’enregistrement, à l’orgue de LUÇON, des œuvres de César FRANCK, BOELY et LEFEBURE-WELY ? Et comment, en tant que responsable des stages des Jeunes Organistes de Vendée de l’époque, oublierais-je les passages mémorables d’André, mémorables sur tous les plans : musical et humain. A chaque passage, il enchantait stagiaires et professeurs, les confirmant dans leur vocation d’organistes liturgiques. MERCI à toi, cher André, pour tout ce que tu nous as apporté et tout ce que tu nous laisses (tes enregistrements, ta bonté, ta joie de vivre) : autant de choses qui nous font pressentir, déjà sur terre, les joies du Paradis. Père Abel Gaborit
Mifa Martin jeudi 4 août 2016
La joie de vivre. La joie de la musique. La Joie tout court... Cher André, votre départ nous laisse orphelins.
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