Carnet

Violette Verdy

Violette Verdy 1 décembre 1933 - 8 février 2016
11/02/2016

Une étoile s'éclipse.

La chorégraphe et danseuse classique Violette Verdy est décédée le lundi 8 février 2016 à Bloomington, aux Etats-Unis. Elle a dirigé le Ballet de l’Opéra national de Paris de 1977 à 1980 et a continué à enseigner la danse au plus haut niveau en Indiana. Violette Verdy, orpheline de père très jeune, a grandi avec sa mère institutrice dans le Finistère, elle a tiré son ultime révérence à l’âge de 82 ans, selon Le Télégramme des suites d'un accident vasculaire cérébral.

Née le 1er décembre 1933 à Pont-l’Abbé, Nelly Guillerm plus connue sous son nom professionnelle de Violette Verdy était en proie à des maladies infantiles, Nelly était néanmoins pleine de vie. Jeanne, sa mère pensait que les cours de danse seraient bons pour elle... Elle suivra donc une formation en danse classique dans la capitale sous les ailes des professeurs russes de renom « Madame Rousanne » (Rose Sarkissian) et Victor Gsovsky.

- C’est en 1945 qu’elle débute aux ballets des Champs-Elysées pour ensuite danser avec les ballets de Marigny. Huit ans plus tard, elle rejoint Roland Petit aux ballets de Paris.
- En 1957, Violette Verdy va rejoindre l'American Ballet Theatre en tant qu'artiste invitée pour une tournée Etats-Unis / Europe et elle illuminera la chorégraphie de George Balanchine.
- A partir de 1958, Violette fait carrière au New York City Ballet pendant près de 18 ans après avoir été soliste au London Festival Ballet.

Elle a également eu un succès considérable lors de la première New-Yorkaise de Miss Julie de Birgit Cullberg, dansant le rôle-titre face au très doué Erik Bruhn, avec qui elle a noué une amitié à la fois sur scène et en dehors. « Sa pureté classique, même chez Miss Julie, m'a aidé à conserve la mienne ». Ayant plus d’une corde à son arc, elle a également joué dans la compagnie de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud et a été actrice dans des films aux Etats-Unis, à savoir The Glass Slipper ou encore Dream Ballerina.

« La danse pour moi, c'est comme un feu sacré. Ça brûle mes énergies négatives et conserve les bonnes. », disait-elle dans les colonnes de Sud-Ouest en 2015.
Violette Verdy fait ses adieux à la scène en 1977. Elle revient dans son pays natal pour diriger pendant trois ans le Ballet de l'Opéra de Paris (première femme à occuper ce poste). En 1980, elle revient finalement aux États-Unis pour devenir directrice associée, puis plus tard directrice du Boston Ballet jusqu'en 1984.

Parmi les hommages, l'un de ses partenaires, Edward Villella, a déclaré qu'elle était « la danseuse la plus musicale que j'ai jamais rencontré ». Ses sauts légers et faciles, ses magnifiques pieds, sa musicalité intelligente et sa personnalité étincelante peuvent encore être vus dans ces œuvres, même lorsqu'elles sont dansées aujourd'hui par d'autres interprètes.

Elle a été encore l’une des plus grandes ballerines de son époque, celle dont rêvaient les chorégraphes les plus exigeants.
Les amateurs de ballet l’ont davantage fêtée aux Etats-Unis que dans son pays d’origine, native du Pays bigouden, elle a souhaité que ses cendres y soient dispersées.

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