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Carnet : Gérard Lartigau

Carnet : Gérard Lartigau 6 mars 1942 - 14 mars 2014
01/10/2015

Il était habitué aux seconds rôles

Le comédien, Gérard Lartigau habitué aux seconds rôles au cinéma tout comme au théâtre, s'est éteint vendredi 14 mars suite à un accident vasculaire cérébral.
Né à Monaco le 6 mars 1942, il venait, il y a juste une semaine de souffler ses 72 bougies. Il n’avait que 15 ans quand il est entré au Conservatoire d'art dramatique sur dérogation. Il a connu la scène de la Comédie-Française très jeune et a fait ses premiers pas dans "L’Avare", de Molière au début des années 1960.
 

Cinéma, théâtres et télévision

Avec Louis de Funès, Gérard Lartigau avait partagé, en 1971, l'affiche au Théâtre du Palais-Royal dans la fameuse pièce Oscar. Il avait également tourné de nombreux films aux côtés d’Alain Resnais, comme « La guerre est finie » ou encore « Vous n'avez encore rien vu », en 2012. Il avait collaboré au tout dernier œuvre de Resnais, décédé le 1er mars dernier : "aimer,boire et chanter", où il a fait un enregistrement vocal, selon Mme Lax.
Au cinéma, il avait incarné Octave  dans "Clérambard", d’Yves Robert, Bertrand Bérard dans « Les Choses de la vie », Pierre dans « Certaines nouvelles », un film de Jacques Davila, Lagache dans « Partir » de Catherine Corsini ou encore Boussac dans « Yves Saint Laurent »….
 
Il a arpenté les scènes de théâtre pendant plus de 50 ans, de « La Puce à l'oreille » aux côtés du metteur en scène Jacques Charron, à « Les Serments indiscrets » de Marivaux dans une mise en scène de Jean-Louis Thamin, de « Macbett », d'Eugène Ionesco, mise en scène par Jorge Lavelli, à « Ce que femme veut » de Julien Vartet dans une mise en scène de Raymond Acquaviva, de « Panique au Plazza » de Ray Cooney, aux côtés du metteur en scène Jean-Marie Poiré où il fut nommé au Molière du comédien, en 1996, dans un second rôle, à « L'Amante anglaise » écrite par Marguerite Duras dans une mise en scène Patrice Kerbrat.
 
Gérard Lartigau a également tourné pour la télévision et apparu dans plusieurs téléfilms comme « La Fausse Suivante ou le Fourbe puni » dans lequel il incarna Arlequin en 1966, « Les Sept de l'escalier quinze B » en 1967, « Les fiancés de Loches » en 1970, « À cran, deux ans après » en 2004, « Le Grand Charles » de Bernard Stora en 2006 où il a incarné Paul Reynaud ou encore « Isabelle disparue » de Bernard Stora en 2011….
 

Un artiste unique

Son visage s'était amaigri, ses cheveux devenus gris, mais Gérard Lartigau n'avait pas changé. De l’élégance et de l'autorité, de la légèreté et de la profondeur qu’il a mises au service de l’art cinématographique.
Il lisait beaucoup, était très cultivé, il savait ainsi tout du monde. Il estimait ses amis sur scène, était généreux et attentif aux autres. Il était très plaisant, mais détestait l’animosité. C'était un homme bon et un cœur tendre. Un artiste unique qui va manquer au théâtre et au cinéma français.

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