Carnet

Joseph JOFFO

Joseph JOFFO 2 avril 1931 - 6 décembre 2018
14/12/2018

Le quotidien national Libération annonce le décès de l’écrivain, romancier, scénariste et acteur français, Joseph Joffo le jeudi 6 décembre 2018 à Saint-Laurent-du-Var. Il raconte son histoire d’enfant juif persécuté pendant l’occupation allemande à travers son livre autobiographique intitulé « Un sac de billes » paru en 1973, caractérisé par sa fuite avec son frère vers la zone libre. Dans son récit, il parle de ses séjours à Rumilly et Aix-les-Bains et de sa traversée de la ligne de démarcation à Hagetmau dans les Landes, grâce à l’aide d’un jeune du village. Ce roman a marqué plusieurs générations successives.

Né le 2 avril 1931 dans le 18è arrondissement de Paris, Joseph Joffo est le fils d’un coiffeur nommé Roman Joffo et de la violoniste Anna Markoff, des immigrés russes. Avec son frère Maurice, ils ont été scolarisés à l’école élémentaire de la rue Ferdinand-Flocon. L’écrivain raconte cette partie de sa vie dans son roman paru en 1995 intitulé Agates et Calots. Son talent ne s’arrête pas là. En effet, Joseph Joffo est également connu pour avoir été un coiffeur célèbre à son époque. Respectant la tradition familiale, il reprend le salon de coiffure de son père et en ouvre une douzaine d’autres dans la capitale, avec ses frères. Des célébrités ne rataient pas l’occasion de passer au salon pour leurs coiffures. Parmi elles figurent Alain Delon ou encore Jean Paul Belmondo. Joseph Joffo a tiré sa révérence finale à l’âge de 87 ans.

L’un de ses fils a annoncé la nouvelle de sa disparition aux médias en confiant que leur père était malade depuis quelques années déjà. Il s’est éteint dans un hôpital de Saint-Laurent-du-Var. De nombreuses célébrités ont salué la mémoire de Joseph Joffo. Parmi elles figure Patrick Bruel qui lui a rendu un bel hommage sur Instagram : « Joseph Joffo s’en va… Fier d’avoir été son papa le temps d’un Sac de billes ». Le roman vendu à 20 millions d'exemplaires a en effet, fait l’objet de deux adaptations au cinéma, la première par Jacques Doillon en 1973 puis la seconde par Christian Duguay l’an dernier dans laquelle jour Patrick Bruel.

 

Ajouter un message