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Funérailles : Dominique Lapierre

Funérailles : Dominique Lapierre 30 juillet 1931 - 2 décembre 2022
05/12/2022

« La cité de la joie » est en deuil

Sa femme Dominique Conchon-Lapierre annonce le décès de l'écrivain au quotidien Var-Matin. Elle confie dans cet entretien être "en paix et sereine depuis que Dominique ne souffre plus, à 91 ans, il est mort de vieillesse". L'écrivain était pensionnaire depuis quelques années d'un Ehpad dans la ville de Sainte-Maxime.

Un jour dans sa classe de première du lycée Condorcet, on vint lui parler d'une bourse de voyage qui devait préparer à son existence d'homme. L'origine de ce voyage fut un pari. Il fallait avec 10 000 francs joindre deux continents, aller d'un océan à l'autre. Le pari fut gagné pour le jeune Dominique qui sauta sur l'occasion. A 18 ans, il écrit "Un dollar les mille kilomètres" (1949), son premier récit de voyage, qui devient un succès.

"Paris brûle-t-il ?" 

S’appuyant sur des milliers de témoignages au terme de trois ans d’enquête, il l’avait co-écrit en 1964 avec son voisin de Ramatuelle, l’Américain Larry Collins. Porté au cinéma en 1966 par René Clément, avec Jean-Paul Belmondo ou Kirk Douglas, le récit de la Libération de Paris sera lu par 20 millions de lecteurs. Les deux hommes se complétaient admirablement comme nous le précise Le Figaro dans son hommage, Lapierre enquêtait sur les services secrets français et Collins sur la CIA. Puis le premier écrivait en français et le second en anglais et chacun traduisait l'autre. Lapierre avait contribué à son édifice en poursuivant sa fructueuse collaboration avec Collins :

⦁ Où tu porteras mon deuil (1968), ayant pour sujet le torero El Cordobes
⦁ Ô Jérusalem (1972) ; Cette nuit la liberté (1975), traitant de l’indépendance de l’Inde
⦁ Le Cinquième Cavalier (1980), une fiction autour d’une bombe atomique
⦁ Le thriller New York brûle-t-il ? (2004), un an avant la mort de Larry Collins.

Au total, il a vendu avec son « frère de plume » américain, quelque 50 millions d’exemplaires de leurs six romans.

Le philanthrope passionné par l’Inde

L’écrivain avait fait de l'Inde sa seconde patrie « Ce n'est pas suffisant d'être un auteur de best-sellers, il faut se battre contre ces injustices » disait cet ancien baroudeur journaliste pendant les années 1950 pour Paris Match, ce qui lui permit de parcourir les points chauds de la planète. Il publie en 1985 « La Cité de la joie », écrit seul, à propos d’un bidonville de Calcutta. Il commence à donner à Mère Teresa une part de ses droits pour les miséreux qui l'avaient inspiré. « Je suis orphelin, tout en sachant que ce qu'elle a semé continue à croître », avait déclaré l'auteur au journal Le Télégramme le jour de la disparition de la religieuse. Le roman s'est au total vendu à 12 millions d'exemplaires et fit l'objet d'un film, réalisé en 1992 par Roland Joffé. Dominique Lapierre parlait couramment le bengali, il avait ouvert plusieurs écoles dans la région et reçoit en 2008 la médaille Padma Bhushan décerné par le gouvernement indien pour son action contre la pauvreté.

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