Carnet

Kirk Douglas

Kirk Douglas 9 décembre 1916 - 5 février 2020
11/02/2020

L’icône indomptable de l'âge d'or d'Hollywood.

L’annonce du décès a été faite par la famille : « Pour le monde, il était une légende, un acteur de l'âge d'or du cinéma qui a bien vécu son âge d'or, un humanitaire dont l'engagement envers la justice et les causes auxquelles il croyait. Pour moi et mes frères Joël et Peter, il était simplement papa, pour Catherine (Zeta-Jones), un merveilleux beau-père, pour ses petits-enfants et arrière-petits-enfants leur grand-père aimant, et pour sa femme Anne (rencontrée à Paris et devenue sa seconde épouse.), un mari merveilleux » a déclaré Michael Douglas.

« La colère a été le moteur de ma vie, une colère immense contre l'injustice ».

Issur Danielovitch Demsky, son nom d’origine juif russe, était le fils d’un chiffonnier comme il aimait à le rappeler. Ses parents, immigrants (fuyant le régime du Tsar) ont élevé sept enfants et, dès qu'il a été assez âgé, Douglas est allé travailler pour aider à subvenir aux besoins de la famille. Il s'est présenté à l'Université Saint-Laurent en travaillant comme concierge. Après avoir obtenu son baccalauréat, Douglas a déménagé à Manhattan où il obtient à l'American Academy of Dramatic Arts une bourse spéciale et rencontre sa camarade, une certaine Betty Joan Perske plus connue sous son nom de scène : Lauren Bacall ... « Nous nous sommes serré les coudes », évoquaient les deux comédiens. Elle parle de lui au puissant producteur Hal Wallis, qui l’engage dans L’Emprise du crime (1946).

Le magnétisme de son regard

Son allure robuste et son intensité musculaire ont contribué à cette prestance physique dans des films comme "La soif de la vie", "Spartacus" et "Les chemins de la gloire". Sa filmographie compte ainsi les plus grands noms de l'époque :

⦁ Otto Preminger et Stanley Kubrick, Howard Hawks, Elia Kazan
⦁ Anthony Mann, Joseph Mankiewicz, Vincente Minelli, Robert Aldrich, John Sturges, Richard Fleischer, Anatole Litvak …

Comme son grand ami Burt Lancaster (avec lequel il jouera dans sept films), Kirk Douglas se sera frotté à tous les genres : films noirs, westerns, péplums, comédies, polars ... prenant un malin plaisir à alterner rôles de gentils et de méchants. Impossible, de détailler sa filmographie, Le Figaro nous livre les 6 films qui ont marqué son œuvre d’acteur :

⦁ Le Champion (1949)
⦁ Vingt mille lieues sous les mers (1954)
⦁ La Vie passionnée de Vincent Van Gogh (1956)
⦁ Les Sentiers de la gloire (1957)
⦁ Spartacus (1960)
⦁ Seuls sont les indomptés (1962)

Malgré son immense carrière, l'acteur a confessé un grand regret au cinéma : Le rôle de « Vol au-dessus d'un nid de coucou » (Milos Forman-1975). « C'est une tragédie pour moi. C'est Nicholson qui l'a eu et il a eu un Oscar. Et moi je n'en ai pas... » Kirk Douglas finira par remporter en 1995, un Oscar d'honneur récompensant l'ensemble de sa carrière.

Devenu à cent ans, un farouche opposant au président Trump, on avait fini par le croire immortel. Le dernier monstre sacré hollywoodien s'en est allé peut- être par « Le dernier train de Gun Hill » ...

 

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