Carnet

Quentin Elias

Quentin Elias 10 mai 1974 - 25 février 2014
01/10/2015

Une spirale Infernale...

Le leader du groupe Alliage est décédé à l’âge de 39 ans suite à une crise cardiaque, ce qu’a confirmé son agent américain. Il a été retrouvé sans vie dans son appartement à New-York le 25 février 2014.
Né de parents algériens en Lozère le 10 mai 1974, il a grandi à Marseille avec et sa mère et sa sœur (qui lui transmet le goût pour la danse). A 15 ans, il perd son papa tragiquement dans un accident de voiture. 
Quentin étudié le ballet, le modern-jazz et a parallèlement fait de Kick-boxing.

Parti à Paris à l’adolescence pour tenter sa chance.

Quentin fait plusieurs petits boulots jusqu’à ce qu’il réussisse le casting pour faire partie du boys band Alliage en 1996 dont il deviendra le leader.
Alliage et Quentin ont fait danser des nuits entières sur leurs tubes et ont connu un succès phénoménal... Le groupe a enregistré plusieurs singles comme :

⦁ « Baïla » en 1996 et « Lucy »
⦁ « Le temps qui court », « Te garder près de moi »
⦁ 2 albums : « Alliage » en 1997 et « Musics » en 1998.   

Malheureusement, l’engouement sur les boys bands s’écroula dès le début des années 2000 au profit, en partie, des comédies musicales. Comme le relate, Le Figaro, Elias est parti aux États-Unis pour poursuivre sa carrière solo mais le succès n’était pas au rendez-vous...
 
⦁ Elias fut modèle pour plusieurs créateurs comme Armani, Jean-Paul Gaultier, Thierry Mugler, Levi’s et également mannequin pour la marque de sous-vêtements gay « Nikos ».
⦁ En 2008, il jouait dans des films pornographiques gays sous le pseudonyme de Q. Quentin.
⦁ Il était conseillé de Guieseppe Ristorante (téléréalité) et participe en 2012 à l’émission « L’île des vérités 2 ». 

Victime d’un système.

Ces jeunes hommes de 20 ans aux physiques avantageux n’étaient pas préparés... Abimés pas le succès très rapide mais éphémère, grisés par la notoriété et l’argent qui coulait à flots, Steven Gunnell (ex-Alliage) récemment retrouvé par Le Courrier Picard s’est réfugié dans la foi et témoigne qu’aucun membre du boys band n’est parvenu à garder les pieds sur terre :
« Tout à coup, tout s’effondre. Du jour au lendemain, tu es un has been, un looser », résume-t-il avec tristesse. « Quentin, comme moi, comme les autres, on a été les victimes volontaires d’un système ».

Les obsèques ont eu lieu au Redden Funeral Home (au cœur de New-York). Un avis de décès a été publié par le site du New York Times et un livre de condoléances a été érigé pour que ses admirateurs et proches puissent laisser des messages.

 

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