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Assia Djebar

Assia Djebar 30 juin 1936 - 6 février 2015
01/10/2015
Fatima-Zohra Imalayen, alias Assia Djebar, la romancière algérienne, traductrice et cinéaste est née le 30 juin 1936 à Chercell et décédée à Paris le 6 février 2015. La plupart de ses œuvres traitent des obstacles rencontrés par les femmes, et elle est connue pour ses prises de position féministe. Elle est souvent associée à des mouvements d'écriture des femmes, la majorité de ses romans sont axés sur la création d'une généalogie des femmes algériennes, et sa position politique est violemment antipatriarcale autant qu'elle est anticoloniale.
 
Djebar est considérée comme l'une des écrivaines les plus influentes et les plus célèbres de l'Afrique du Nord. Elle a été élue à l'Académie française le 16 juin 2005, la première écrivaine du Maghreb à réaliser une telle reconnaissance. Pour l'ensemble de ses œuvres, elle a reçu le prix international de littérature Neustadt en 1996. L'année suivante, Djebar a remporté le Prix Marguerite Yourcenar. En 2000, elle a remporté le Prix de la paix des libraires allemands.
 
Djebar est issue d’une famille berbérophone, de petite bourgeoisie traditionnelle algérienne. Elle a grandi à Cherchell, un petit village portuaire près d'Alger dans la province de Aïn Defla. Djebar a fait ses études primaires à Mouzaïaville (Mitidja), où son père était un éducateur, enseignant de la langue française. Plus tard, elle étudiait dans une école privée coranique à Blida. Elle a continué par la suite au Collège de Blida, puis au lycée Bugeaud d’Alger, où elle était la seule musulmane dans sa classe.
 
En 1957, elle publie son premier roman, « La Soif ». Craignant la désapprobation de son père, elle l'avait publié sous le nom de plume Assia Djebar. Un autre livre, « Les Impatients », a suivi, l'année suivante. Aussi en 1958, elle et Ahmed Ould-Rouis se sont unis dans le lien sacré du mariage qui se serait finalement terminé par un divorce.
 
En 1962, Djebar a publié « Les Enfants du Nouveau Monde », et suivi de « Les Alouettes Naïves », en 1967. Elle s’est remariée en 1980 avec le poète algérien Malek Alloula. Le couple a vécu à Paris, France.
 
En 1985, la romancière a publié « L'Amour, la fantasia » (traduit comme Fantasia : Une Cavalcade algérienne, Heinemann, 1993), dans lequel elle « déclare à plusieurs reprises son ambivalence sur la langue, de son identification en tant qu’Algérienne, féministe, intellectuelle musulmane de formation occidentale, sur son rôle de porte-parole pour les femmes algériennes ainsi que pour les femmes en général.
 
En 2005, Djebar a été accepté dans l'Académie française, une institution prestigieuse chargée de garder l'héritage de la langue française. Elle fut également professeur de Fauteuil d'argent de la littérature francophone à l'Université de New York.
 
La grande romancière est décédée, à l’âge de 78 ans, en février 2015.

Livre d'Or

Aicha Benguendouze mardi 10 février 2015
Ignoree depuis une decennie par le gouvernement algerien, jamais invitee ou honoree offihciellement dans son pays de naissance, heureusement que cette grande dame utilisait une langue étrangère a l Algérie. Elle n est mme pas programmee a la Celebration de Constantine Capitale de la Culture Arabe 2015. Elle a réussi comme beaucoup d expatriés algériens qui utilisent une langue étrangère vivante et crédible. Si elle avait publié dans sa langue nationale elle serait inconnue sur cette planète. Son rôle d intellectuelle algérienne dans son pays aurait été très limité, comme il l’est pour tous les intellectuels de ce pays depuis 1962. Donc on voit l avantage d étudier les langues étrangères en Algérie et quitter le pays pour réussir dans sa profession et éclater a l étranger. Sa réussite internationale est une chose impensable dans son propre pays...ou n importe quel pays arabo musulman. Nul n’est prophète dans son pays.
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