Carnet

Maria PACÔME

Maria PACÔME 18 juillet 1923 - 1 décembre 2018
06/02/2019

Une voix désormais reconnaissable entre mille.

A 18 ans, Maria Pacôme est vendeuse dans un magasin de chaussures mais elle deviendra une pointure …
Reconnaissant avoir parfois accepté n'importe quoi pour de l'argent cette joyeuse dépensière aimait le luxe et surtout les cabriolets… Inscrite par la suite au prestigieux cours Simon, elle croisera Daniele Delorme et Michèle Morgan (dont la carrière est déjà lancée), puis épouse l'acteur Maurice Ronet en 1950 et lui donne un fils, François. Maria Pacôme met sa carrière de comédienne entre parenthèses privilégiant la carrière de son mari et l’éducation de son garçon. Le succès de son époux n’est pas au rendez-vous, leurs avis divergents leur compliquent la vie. Six ans plus tard, le couple divorce. L'émission Au théâtre ce soir dès la fin des années 50 la rend incontournable et l’appel des planches est plus fort. Le quotidien Le Monde annonce sa disparition le 1er décembre 2018 à Ballainvilliers.

Performances théâtrales et cinématographiques

L’Actrice alternera avec succès dans les années 60 et 70 les scènes de comédies, performances théâtrales et cinématographiques. Maria Pacôme débute sa carrière au théâtre dans « Oscar » (aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo). Des rôles de bourgeoises excentriques font sa réputation sur les planches et devient une des reines du boulevard :
« N’écoutez pas, Mesdames » 1962 /« Ta femme nous trompe » 1965-1967 / « Les grosses têtes » 1969 /« Le noir te va si bien » 1972 / « Joyeuses Pâques » 1980… Parfois comparée à Jacqueline Maillan elle disait : « Je ne veux pas faire rire pour faire rire. Chez moi, il y a quelque chose derrière ».

Un visage familier du cinéma.

Au grand écran, en 1965, Maria Pâcome retrouve Jean-Paul Belmondo dans des comédies comme « Les tribulations d’un Chinois en Chine » de Philippe de Broca. Son visage est tout aussi familier et apprécié, très souvent dans des comédies comme : "Tendre voyou" (Jean Becker, 1966) / "Le distrait" (Pierre Richard, 1970) / "Les sous-doués" (Claude Zidi, 1980)…

Retour dans « La crise » et une scène mémorable : « Tes problèmes je m’en fous ». Maria interprète la mère de Vincent Lindon, (scène mémorable), elle brille en s’énervant contre lui …Ce dialogue devenu culte et son rôle lui avait valu une nomination au César pour le meilleur second rôle féminin en 1993 et marque son retour au 7eme art dans le film de Coline Serreau (1992).
Pour le compte de la télévision, elle joue dans « Les enquêteurs associés » « Docteur Sylvestre » et la saga de France 2, « Les secrets du volcan ».
Aux côtés de Jean Piat, elle renoue avec le succès théâtral dans « La maison du lac » en 2008. Trois ans plus tard, à 88 ans, Maria Pacôme est la voix de Mémé dans de Titeuf dans l’adaptation de la BD sur grand écran. La comédie « Arrête de pleurer Pénélope » en 2012 sera sa dernière apparition au Cinéma après 53 ans de carrière. La dramaturge française s'éteint à l'âge de 94 ans.

« Elle m'a demandé de l'aider à mourir ».

Malade d'un cancer et se sachant condamnée, la comédienne a demandé à son fils de l'aider à partir. Au lendemain de sa mort, François Pacôme s'est exprimé sur les réseaux sociaux et a lancé un appel pour une vraie réflexion sur la fin de vie assistée. Il évoque les derniers mois de sa mère : « C'était long douloureux et pas chic. Une chose à partager : il faut une vraie réflexion sur la fin de vie assistée, parce que là, on est très loin de la dignité et de l'humanité », poursuit-il dans Paris Match.

 

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