Carnet

Anita Ekberg

Anita Ekberg 29 septembre 1931 - 11 janvier 2015
01/10/2015
« Les jours sont d'une longueur infinie. Je n'ai ni fils ni mari. Personne n'est là pour pousser ma chaise roulante » disait-elle alors qu’elle vivait dans une maison de retraite de la banlieue romaine. Anita Ekberg ne s'ennuiera plus. La célèbre Suédoise de La dolce vita s’est éteinte le 11 janvier 2015 à l’âge de 83 ans.
 
Née à Malmö en Suède le 29 septembre 1931, le premier titre de gloire d’Anita Ekberg de son nom complet Kerstin Anita Marianne Ekberg était de devenir une reine de beauté. « Ses parents auraient mérité le prix Nobel d'architecture ! » disait le cinéaste Bob Hope. Élue Miss Suède en 1950 grâce à sa plastique monumentale, la belle Anita a vu s'ouvrir devant elle une carrière de mannequin américaine, assortie plus tard d'un contrat cinématographique aux studios Universal, en débutant dans des rôles très mineurs en 1953.
 
Les années 1955-1959 vont être plus intéressantes pour Anita, avec notamment « L'Allée sanglante » de William Wellman, aux côtés de Lauren Bacall et de John Wayne. Un rôle qui lui a valu le Golden Globe du meilleur espoir féminin. Viendront par la suite d’autres films tels que « Artistes et modèles » de Frank Tashlin, avec Jerry Lewis et Dean Martin. L’année suivante, en 1956, elle les retrouve, dans « Un vrai cinglé de cinéma », réalisé par Tashlin, qui s’est cette fois-ci moqué du monde hollywoodien. Elle y interprète son propre rôle, où Jerry Lewis (Malcolm) rêve de rencontrer.
 
Elle est par la suite apparue dans « Guerre et paix » de King Vidor en 1956, en incarnant Elena Kuragina, puis dans « Zarak le valeureux » de Terence Young l’année suivante. Mais elle est surtout connue pour avoir interprété le rôle de Sylvia dans « La dolce vita » de Federico Fellini en 1960. Un film qui comporte une scène célèbre dans la fontaine de Trevi à Rome avec Marcello Mastroianni. Tandis que le lever du jour dissipe le rêve de la vie inimitable et douce, la photo de la belle Anita dans la fontaine, en robe de soirée, est à la une des magazines du monde entier. Elle a tourné un chef-d’œuvre qui obtiendra quelques mois plus tard la palme d'or. Le film entrera dès lors dans l'histoire du 7e art.
 
Sex-symbol planétaire des années 60, presque aussi célèbre que Brigitte Bardot ou Marilyn Monroe, Anita Ekberg ne sera pourtant la star que d’un seul grand film. Deux ans plus tard, elle apparait dans un sketch de Federico Fellini, intitulé « Les tentations du docteur Antoine », dans le film « Boccace 70 ». Après plusieurs films italiens qui n’ont pas connus beaucoup de succès, Anita interprète son propre rôle dans « Intervista », retrouvant à nouveau, Marcello Mastroianni.
 
Collectionnant aventures sentimentales et mariages ratés, l’actrice finira sa vie dans une maison de retraite à quelques dizaines de kilomètres de Rome. Le quotidien italien, La Stampa a lancé un véritable SOS en 2011, pour subvenir au besoin d’Anita Ekberg.

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