Carnet

Jidéhem

Jidéhem  21 décembre 1935 - 30 avril 2017
03/05/2017

L’un des plus précieux artisans de la BD franco-belge.

Figure emblématique du journal Spirou, le dessinateur et scénariste de bande dessinée belge Jidéhem est mort le dimanche 30 avril 2017.
Né à Bruxelles le 21 décembre 1935, Jidéhem de son vrai nom Jean De Mesmaeker débute sa carrière de dessinateur très tôt.

- Agé de 17 ans, il se présente à la rédaction d’Héroïc-Albums...
L’éditeur lui donne sa chance tout en lui demandant de recommencer les planches présentées car le jeune Jean avait réalisé le coloriage directement sur les originaux, la bande dessinée Ginger, le détective au caractère fort et peu sympathique est né...

- Un jour de 1957, il se retrouve dans l’atelier de Franquin.
Dans les années 1957 à 1969, Jidéhem connu également sous le nom de « JDM », fut l’assistant de luxe de Franquin (Gaston, Spirou et Fantasio) et auteur à part entière (Ginger, Starter, Sophie).

Un an après son arrivé au journal de Spirou, le grand concurrent du Journal de Tintin dans la presse illustrée, il dirige la Chronique de Starter où Jean De Mesmaeker a commenté les nouveautés du secteur automobile avec les bolides des années 1960, croqués par Jidéhem, Starter, le petit personnage en tenue de mécano imaginé par Jidéhem pour le journal de Spirou, ne commentait pas seulement les autos de tous les jours, il s'intéressait de très près aux voitures de sport. En 2010, Dupuis réalisait un beau travail de mémoire en rééditant les Chroniques de Starter.

Le personnage de Sophie (prénom de sa fille), la petite fille malicieuse qui lutte contre des bandits et qui n'a peur de rien a aussi très bon coeur. Elle est née de cette aventure et devient si célèbre qu’elle se transforme en personnage principal d’une série de 20 albums.

À l’égale de Tilleux, Will ou encore Roba et Franquin, cette icône de la BD, selon son éditeur, fut un auteur à part entière. Il a emprunté son nom de famille, « Mr De Maesmaker », à l’un de ses personnages, un businessman qui tente en vain, tout comme son propre père, de signer des contrats. Outre ses talents de dessinateur, dans les années 1990, il adapte des chansons paillardes et grivoises en BD. Souffrant d’un problème de santé, il n’a pas renoncé à son pinceau même s’il devient de moins en moins prolifique.

La mort de Jidéhem à l’âge de 81 ans a suscité de vives émotions. Hommages des éditions Dupuis qui ont vu en lui, une figure importante de la bande dessinée franco-belge, un témoin précieux du savoir-faire, du travail et de l'exigence, à ses fans qui le considère comme le beau-papa de Gaston Lagaffe. Le type était d'une profonde et désarmante humilité selon les témoignages de ceux qui l’on croisé.

Après F'murr et Gotlib, c'est encore un peu de notre enfance BD, qui s'en va...... M’ENFIN !?? dirait Gaston. En 2019, la fille et l'épouse de Jidéhem ont retrouvé les toutes premières planches de "Ginger", en couleur directe ! De quoi proposer une exposition qui eue lieu l’été de la même année.

 

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