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Mémoire : Thierry Mugler

Mémoire : Thierry Mugler 21 décembre 1948 - 23 janvier 2022
25/01/2022

Le milieu de la mode est en deuil.

Après Kenzo décédé en octobre 2020 du Covid,
Alber Elbaz emporté lui aussi à cause du Covid en avril 2021, Pierre Cardin décédé fin 2020, Virgil Abloh mort d’un cancer en novembre à 41 ans, Nino Cerruti décédé le 15 janvier et maintenant, Thierry Mugler… la mode est de nouveau en deuil.
Jean-Baptiste Rougeot a annoncé à l'AFP que le créateur de mode s'était éteint de "mort naturelle". L'attaché de presse a aussi précisé que sa mort est survenue de manière inattendue...comme le confirme la presse quotidienne.

Thierry grandit dans une famille conservatrice Strasbourgeoise dont le père est médecin. Dès ses 9 ans, il défie les traditions en pratiquant la danse classique et rejoint peu après le Ballet de l’Opéra national du Rhin. Une émancipation qui, désormais, guide ses pas : après des études à l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, il quitte sa ville natale, direction la capitale.

Son nom évoque les excès des décennies 1980-1990 et leur mode si particulière, celle d’une féminité exacerbée, portée haut par les supermodels.

1973 est l’année où il présente sa première collection, cinq ans plus tard, Mugler ouvre une boutique à son nom. Outre ses trenchs ou robes aux épaules XXL et à la cambrure marquée qui séduisent les "working girls", celui que l’on surnomme "le créateur choc" conçoit les mises en scène de ses défilés et shoote ses campagnes de pub.

En 1984, il célèbre les 10 ans de sa maison en imaginant de toutes pièces un immense show au Zénith de Paris devant 6000 personnes.

⦁ Durant trois décennies, le compagnon de route des Jean Paul Gaultier, Claude Montana et Azzedine Alaïa n’a cessé de conjuguer ses obsessions contradictoires, un pied dans le Hollywood des années 1940, un autre sur la planète Mars.
⦁ À ces références, il faut ajouter le film Les Dieux du stade ainsi que les Noubas de Leni ­Riefenstahl, le constructivisme russe et les héros des Marvel Comics, entre autres influences recyclées avec brio pour produire des vêtements, des images et des défilés marquants.
⦁ Selon Vanity Fair, Thierry Mugler se posait comme le créateur ultime, à l’instar d’un David Bowie se rêvant en dernier rockeur ou plutôt en prophète de l’après-rock, dépassant le genre qu’il a choisi d’investir pour en faire le terrain d’expérimentation de son ego.

Génie de la mode reconverti depuis 2001 dans le cirque et le cabaret comme l’évoquait Le Courrier Picard, Thierry Mugler a poussé l’art de la métamorphose jusqu’à changer de nom et devenir méconnaissable physiquement suite à son accident de Gym. Il laisse derrière lui des créations futuristes, hyperféminines, des parfums qui se sont vendus à des millions d'exemplaires, sortie, en 1992, l'audacieux Angel est encore l'un des parfums préférés des femmes. Un flacon se vendait toutes les 10 secondes dans le monde en 2011 !

Héritage extraordinaire pour la mode, qu'il avait toutefois vraiment quitté en 2002, son entreprise, en difficulté financière, étant vendue l'année suivante au groupe Clarins. La force et l'extravagance caractérisaient l'œuvre de Thierry Mugler. Avec une femme amazone comme muse ultime, celle-ci incarnait l'assurance, mais toujours avec un sens de l'humour et de la séduction.
« Repose en paix, Thierry Mugler », a de son côté écrit la chanteuse Beyonce, en accompagnement d’une photo en noir et blanc du créateur.

 

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