Carnet

Tarek AZIZ

Tarek AZIZ 28 avril 1936 - 5 juin 2015
01/10/2015
Tarek Hanna Mikhaïl Issa, qui était un homme politique irakien et connu sous le nom de Tarek Aziz, est né à Mossoul le 28 avril 1936 et mort à l’hôpital de Nassiriya le 5 juin 2015 à l’âge de 79 ans.
 
Aziz est né d’une famille catholique chaldéenne et d’une famille d’opinion panarabique, il s'intéressait à toutes les idéologies politiques dès l’aube de son adolescence. Il s’intéressait également à la poésie et la littérature. Le marxisme l’a séduit, mais c’est le Bass qu’il a trouvé plus proche de ses idées, car il « associe le socialisme au panarabisme, qui lie l’homme à sa culture, à son vécu et à sa civilisation », et il est marqué par les textes de Michel Aflak. À partir de 1958, Tarek Aziz était journaliste de divers organes du parti Bass, et plus tard, il a eu son propre organe de presse, Al-Thawra dont il était l’éditeur. Il a participé avec un groupe d’officiers nationalistes au coup d’État de 1963. Mais neuf mois plus tard, un autre coup d’État a été perpétré à leur encontre par les pro-nassériens. Et il s’est replié dans la clandestinité à Damas. Il a rencontré dans cette capitale syrienne, lors du congrès du parti, un autre activiste au nom de Saddam Hussein. Le parti Bass s’est emparé à nouveau du pouvoir en juillet 1968, et Tarek Aziz restait dans les hautes sphères du pouvoir irakien jusqu’à la chute du régime en 2003. Tout proche de Saddam Hussein, il était la seule personne se permettant « une liberté de ton » avec celui-ci.
 
En 1974, Tarek Aziz est devenu ministre de l'Information, puis de 1979 à 1983, vice-premier ministre. De 1983 à 1991, il était nommé ministre des Affaires étrangères qui se trouvait à la tête de la délégation irakienne pour les négociations sur la crise politique d’après l'occupation du Koweït. Il était redevenu vice-premier ministre en mars 1991, un poste qui l’a placé au numéro deux du pouvoir après Saddam Hussein qui assurait en même temps depuis mai 1994 la fonction de premier ministre.
 
Tarek Aziz, en fuite le 9 avril 2003, s’est rendu sans résistance aux forces américaines après la chute de Bagdad le 24 avril 2003, une semaine avant la déclaration officielle de la fin des opérations militaires par Georges W. Bush.
 
Le 11 mars 2009, Tarek Aziz a été reconnu coupable de l’exécution en 1992 de 42 commerçants dans le capital et condamné à quinze an de prison.
 
Le 2 août 2009, il a été condamné pour « son rôle dans les exactions contre les Kurdes de confession chiite dans les années 1980 » à sept ans de prison.
 
Le 26 octobre 2010, il a été condamné à mort pour son rôle dans la répression dans les années 1980 contre la communauté chiite. Mais le président irakien Jalal Talabani a refusé de signer son ordre d'exécution.
 
La justice irakienne l'a encore condamné en novembre 2010 à dix ans de prison pour le massacre de Kurdes chiites dans les années 1980 pendant la guerre contre l’Iran.

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