Carnet

Robert Evans

Robert Evans 29 juin 1930 - 26 octobre 2019
14/11/2019

Clap de fin pour le dernier Nabab...

Une vraie vie de cinéma, et de légende. Fils d’un dentiste new-yorkais, il est millionnaire à 25 ans grâce à la ligne de vêtements créée avec son frère mais l’homme au costume sur mesure ne compte pas dessiner des pantalons toute sa vie ... Sa disparition a été annoncée par le quotidien national Le Figaro.

L’une des pages les plus flamboyantes d’Hollywood

Robert Evans n’était âgé que de 36 ans lorsqu’il a pris les rênes de la production de Paramount en 1966, il était devenu célèbre pour avoir sauvé du désastre les studios en produisant une série de films à succès avec le nouvel âge d’or des années 1970 pour les studios californiens :

⦁ Rosemary’s Baby de Roman Polanski
⦁ Le Parrain de Francis Ford Coppola.
⦁ Chinatown avec Jack Nicholson
⦁ Gatsby le Magnifique en 1974...

Autant de longs métrages initiés par Robert Evans, qui a offert ses plus belles années à la Paramount. Il enchainera les cartons planétaires.
Le style de vie trépidant de « The Kid » (son surnom à Hollywood) est marqué par les excès, la cocaïne et pas moins de sept mariages et aujourd’hui un enterrement... (Ali McGraw, star de Love Story, le quitta pour Steve McQueen mais lui donnera son seul enfant).

Il songe au suicide, vend sa (très) grosse maison, se remarie trois fois ...

Dans les années 80, le nez légendaire se perd dans la drogue et tombe pour trafic de stupéfiants, il cumule les bides dont le gouffre financier « Cotton Club » qui lui signifia sa ruine, le prince de Beverly Hills devient alors paria. Il acceptera en 2002 de figurer dans un documentaire à sa propre gloire, le film est un sommet de la pop culture « the kid stays in the picture » est son ultime chef-d’œuvre.

« Il y a trois versions pour chaque histoire : la mienne, la vôtre et la vérité. Et personne ne ment », déclarait crânement Robert Evans dans son autobographie. « Comment voudriez-vous mourir ? » lui demandait Vanity Fair en 2013. « Je ne voudrais pas ». Une sorte de Gatsby le magnifique.
De nombreuses personnalités, dont le basketteur français Tony Parker, ont rendu hommage au célèbre Robert Evans

 

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