Carnet

Caroline Cellier

Caroline Cellier 7 août 1945 - 15 décembre 2020
21/12/2020

Cette envoûtante figure du Théâtre et du Cinéma.

Clap de fin...pour toujours, l'actrice Caroline Cellier est partie a-t-on appris via un communiqué transmis par ses proches à l'AFP. Son fils Nicolas Poiret a précisé que l'actrice était décédée des suites d'une longue maladie, sans donner plus d'indications. Elle était âgée de 75 ans.

Née à Montpellier, comme le rappelle Midi-Libre, Monique (son vrai prénom) Cellier est la fille d'Hubert Cellier, garagiste, et de Jacqueline Serrou. Passionnée depuis l'enfance par le théâtre et le cinéma, elle entre en 1963 au cours d'art dramatique René Simon, et fait ses premiers pas sur scène la même année. En 1964, Caroline Cellier fait ses débuts à la télévision, jouant « Une fille dans la montagne », avec Jacques Higelin, mais n'oublie pas pour autant le théâtre.

La comédienne et le comédien Jean Poiret se sont rencontrés sur un plateau en 1965. Vingt ans les séparent, mais ils tombent fou l’un de l’autre. Le couple aura un fils, en 1978, et finira par se marier en 1989. Mais le drame avait frappé à la porte de l'heureuse famille en 1992, Jean Poiret décéde des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 65 ans.

Sa carrière compte une cinquantaine de films et téléfilms et une vingtaine de pièces.


⦁ Caroline Cellier, comédienne rompue au théâtre, a d’abord frappé les esprits des spectateurs en héroïne hitchockienne dans Que la bête meure de Claude Chabrol en 1969 et plus séductrice que jamais dans une pièce d'Oscar Wilde, « l'Eventail de lady Windermere » en 2003 publiait alors Le Parisien.
⦁ Si elle a souvent incarné les « femmes de » (comme dans L’emmerdeur en 1973 où elle est femme de Jacques Brel alias François Pignon), elle leur a souvent apporté une autorité naturelle et un « truc » en plus.
⦁ Elle n’hésite pas non plus dans les années 1970 à oser des films sur des sujets encore tabous avec « Une femme, un jour » de Leonard Kiegel qui traite de l’homosexualité féminine.
⦁ Son premier succès, elle le doit à Henri Verneuil et Mille milliards de dollars en 1982 où elle interprète l’ex-épouse de Patrick Dewaere.

Femme libre et indépendante, les années 1980 lui ouvrent une décennie glorieuse :

⦁ Mère troublante de Christian Vadim dans Surprise-party de Roger Vadim
⦁ Mère prédatrice de Valérie Kaprisky dans L’année des méduses de Christopher Frank pour lequel elle remporte le césar du meilleur second rôle
⦁ Mère débordée dans Femmes de personne du même réalisateur.

Son mari Jean Poiret lui confiera un des plus beaux rôles de sa carrière dans Le Zèbre, adaptation du roman d’Alexandre Jardin, elle est nommée au César de la meilleure actrice pour ce rôle en 1993.
Elle poursuivra la décennie en enchaînant des rôles secondaires au cinéma (notamment dans Didier d’Alain Chabat), mais de premier plan à la télévision puis sur scène où elle incarne une vénéneuse Blanche dans Un tramway nommé désir.
Son dernier rôle sera devant la caméra de Benoit Petré dans Thelma, Louise et Chantal où sa liberté s’exprime avec majesté en 2009.

L'actrice avait révélé qu'elle n'avait pas peur de la mort

"On peut avoir peur de la maladie, d'être handicapé mais on ne peut avoir peur de la mort. Depuis que je suis toute petite, je me dis qu'on va mourir demain. J'ai toujours eu cette lucidité. Alors, profitons, avançons… Il faut avoir l'appétit des choses" déclarait-elle à Paris-Match il y a 10 ans.
Nous étions prêts chez Avis- de-décès.com à boucler cette année si spéciale et puis, voilà, un nouveau décès de célébrités s'est ajouté Caroline Cellier...En 2020, comme tellement d'autres qui avaient peuplé notre enfance. Ces visages qui faisaient la France des années 1980...

 

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