Carnet

Pierre Cherruau

Pierre Cherruau 20 août 1969 - 18 août 2018
23/08/2018

C’est en voulant sauver son fils âgé de 10 ans, en difficulté peu après s’être baigné dans l’eau, que l’écrivain et journaliste français spécialiste de l’Afrique, Pierre Cherruau a perdu la vie. Il est particulièrement connu pour ses romans noirs et policiers. Le drame s’est produit le samedi 18 août 2018 dans la région de Bordeaux où il était en vacances avec sa famille.

Né le 20 août 1969 à Dunkerque dans le Nord de la France, Pierre Cherruau a fait ses études à l’Institut d’études politiques de Bordeaux pour ensuite intégrer le Centre de formation des journalistes de Paris trois ans plus tard. Diplôme d’études approfondies d’histoire contemporaine en poche, il s’installe pendant deux ans au Nigéria et devient pigiste pour Le Monde, Télérama et Le Nouvel Economiste. Cette expédition nigérienne lui servira dans certains de ses romans. Pierre Cherruau, ancien attaché culturel à l’ambassade de France du Nigéria, s’est éteint à l’âge de 48 ans, selon le quotidien La Dépêche.

L’action de son premier roman intitulé « Nena Rastaqouère » en 1997 se déroule au Nigéria. Un an plus tard, il devient journaliste pour le Courrier international après avoir travaillé pour l’hebdomadaire L’Autre Afrique. En l’an 2000, le roman « Lagos 666 » relatant les trafics dans le milieu du football africain voit le jour. La mer particulièrement agitée, son fils allait se noyer quand il décide de lui porter secours et se retrouve lui-même piégé dans un courant très fort. De nombreux journalistes ont salué la mémoire de l’écrivain en postant différents hommages sur les réseaux sociaux.

Livre d'Or

Jean-Paul BRUNEL dimanche 26 août 2018
J’apprends avec retard le décés de “petit Pierre” comme nous l’appellions avec ses parents, aux temps heureux de son enfance et de sa jeunesse bordelaise. Pierre avait hérité de ses parents des talents, des valeurs, une intelligence relationnelle hors norme,mais surtout une gentillesse et une attentionzux autres exceptionnelles. Des années durant, il n’a eu de cesse de vouloir “ prendre des nouvelles”. C’était un journaliste et un écrivain incontestablement doué et encore trés prometteur, un être humain d’une générosité incroyable, comme ses parents et sa soeur. Je suis ému, peiné, totalement accablé. Son acte de dévouement envers son fiston suffit à synthétiser son savoir être. Son attention aux autres. Son empathie. Je garde le souvenir des footings dominicaux avec son père. Il n’avait de cesse de « secouer » notre journalisme. Il nous trouvait «  baba ». Pourtant son père était l’un des plus investigateurs de l’époque. Il y avait toujours un Bordeaux Blanc à l’étape... Et petit Pierre partageait nos petit bonheurs simples en cultivant auprés de nous son appétit de grands espaces. Son parcours atteste d’une vie de plénitude, d’engagement. Cela n’atténue en rien notre chagrin. « Petit Pierre » ètait pour beaucoup des ainés qui l’ont connu, comme un fils qui faisait l’unanimité. Nous ne l’oublierons pas. Jean-Paul Brunel.
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