Carnet

Guy Bedos

Guy Bedos 14 juin 1934 - 28 mai 2020
02/06/2020

Il était l'un des humoristes les plus populaires de sa génération. 

L’acteur Nicolas Bedos aura perdu dans la même semaine son père et son parrain Jean-Loup Dabadie auteur d’un des premiers sketchs à succès de Guy Bedos « Bonne fête Paulette ». Son fils a déclaré en annonçant son décés : "Embrasse Desproges et Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis (allusion au film d’Yves Robert « on ira tous au paradis » écrit par Dabadie avec Bedos qui joue le rôle de Simon, mémorable docteur).

Une histoire de Parrains...

L'humoriste né le 15 Juin 1934 à Alger arrive à Paris en juin 1949 avec ses parents, il entre à l’école de la rue Blanche et y apprend le théâtre classique. Alors jeune comédien, Jacques Chazot, Raymond Devos et Jacques Prévert étaient ses premiers parrains pas si mal pour faires ses armes dans le cabaret parisien ‘La Fontaine des quatre saisons’, tenu par Pierre Prévert (frère de Jacques). Un jour, ce dernier l'entend dans ses premiers sketches : « Vous devriez écrire... » lui conseille-t-il.

50 ans de carrière surtout sur les planches.

⦁ Côté cinéma, son premier succès sur grand écran, il le doit donc à Yves Robert quand il tourne en 1976 Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis.
⦁ Il tournera avec Patrice Chéreau et bien d'autres...
⦁ Sa dernière apparition au cinéma date de 2012 dans « Et si on vivait tous ensemble ? » de Stéphane Robelin (avec Claude Rich et Pierre Richard).

Guy Bedos et Sophie Daumier, son épouse, commencent leurs carrières dans les années 1960 dans les cabarets (souvenir avec le célèbre sketch « la drague »), et puis seul en scène après leur séparation en 1977. L'humoriste et comédien n'avait jamais caché la douleur de perdre son ex-femme Sophie Daumier et son fils adoptif tous deux atteints d'une maladie génétique rare ( la maladie d'Huntington).

Humoriste engagé à gauche, Guy Bedos a toujours épinglé les politiques sur un ton très caustique. Son dernier spectacle, en 2012, était intitulé « Rideau ! ».
« Dans l'humour, il faut surtout s'en prendre à ceux qui peuvent largement se défendre. Et même se venger. C'est plus excitant et plus courageux. » déclarait-il dans Le Monde.


Un fervent défenseur de l'euthanasie

« Pour tout dire, j'ai un peu peur de la dernière partie de l'histoire. J'espère qu'un médecin ami me prescrira, si je le lui demande gentiment, une dose de cyanure ! Pour choisir ma sortie, pour éviter des longueurs, ne pas jouer le sketch de trop... » Guy Bedos se considérait comme un suicidaire qui s’attarde, Il évoquait souvent son implication active dans l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, lui qui n’avait pas peur de mourir, mais peur que cela continue...


Du drôle avec du triste...

Au lieu de citer les nombreux hommages qui affluent, voici Guy Bedos qui avait réuni des amis pour une émission intitulée Ma plus belle histoire d'humour à l’occasion de ses 20 ans de métier (en 1986). Jean-Loup Dabadie est assis à sa gauche. Pierre Desproges, devant son pupitre, avait décidé de lui offrir un cadeau, un éloge funèbre... très prémonitoire et à mourir de ...rire...

 

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